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AGECIF - 22 rue de Picardie - 75003 Paris


Idéalement située dans le quartier historique du Marais - en plein centre de Paris - l'AGECIF vous accueille dans un cadre calme et agréable.

Nos locaux sont répartis au sein d'une cour intérieure pavée dont le charme et la végétation luxuriante ne sauraient laisser indifférents.

Dans les proches environs, musées, galeries d'art, hôtels particuliers et autres lieux de patrimoine présentent une offre de loisirs culturels tout à fait intéressante.

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Histoire du Marais

En 879, l'empereur Charles le Chauve donna à l'abbaye Ste Opportune les marécages qu'elle mit en prairies avant d'en transformer une partie en terres labourables. Ces terres furent transformées en "marais", mot parisien utilisé pour désigner des cultures de légumes et de plantes aromatiques. A la fin du Moyen-Age, beaucoup de ces "marais" furent plantés d'arbres fruitiers.
A l'origine de cette conquête des marais et de leur peuplement nous trouvons des établissements religieux et parmi ceux-ci : St Martin des Champs et la maison du Temple.

Vers 1360, le futur Charles V encore dauphin, entreprit pour Paris la construction d'une nouvelle enceinte englobant un territoire plus vaste que la précédente, construite par Philippe-Auguste. Le quartier du Marais est ainsi annexé à la ville et reçoit sa consécration lorsque Charles V, fuyant son Palais (actuel Palais de Justice) à la suite d'émeutes lui préfère l'hôtel St Paul, situé entre la rue St Antoine et le quai de Seine.

Au XVIème siècle, la place Royale (actuelle place des Vosges) construite sur ordre d'Henry IV devient le coeur du Marais. Celle-ci apparait comme un lieu d'élégance et de festivités. C'est par elle que princes et ambassadeurs, qui faisaient leurs entrées solennelles dans Paris, prirent l'habitude de passer pour s'y faire admirer.

Les grands seigneurs et les courtisans édifient à l'entour de splendides demeures que décorent les meilleurs artistes du Grand Siècle. Se développe alors la mode de l'hôtel particulier à la française, construction classique et discrète entre cour et jardin à l'abri de la rue et de ses désagréments. Les précieuses, les philosophes et les libertins y tiennent de brillants salons. Musiciens et orateurs font retentir les voûtes de St Paul et de St Gervais.

Vers les années 1680, la place Royale n'est plus le cadre des fastes d'antan. La mode s'est déplacée vers l'ouest, le long des rives gauche et droite de la Seine, en direction de Versailles où le roi et la cour se sont établis ; les faubourgs St Germain et St Honoré, encore champêtres, attirent à leur tour.

Mais la prise de la Bastille marque la fin du Marais résidentiel. Les hôtels furent bien souvent abandonnés, vendus ou saisis ; leurs propriétaires émigrèrent en province ou hors du royaume, certains, arrêtés, moururent sur la guillotine.

Les beaux hôtels loués, sous-loués, vendus, se dégradèrent peu à peu : les appartements furent divisés, les plafonds détruits, les cours transformées en ateliers pour artisans, les façades reçurent des adjonctions de toutes sortes.

En 1962, sous l'impulsion d'André Malraux, la loi "Quartier sauvegardé" accorde des subventions pour restaurer les hôtels particuliers. Cette nouvelle donne a fait connaître une transformation sociale au quartier : les artisans sont partis remplacés par des milieux plus aisés.

Aujourd'hui certains reprochent au Marais d'avoir perdu sa vie populaire mais le quartier a retrouvé peu à peu son lustre des 17ème et 18ème siècle.

Sources : www.histoire-france.net / Wikipédia


La rue de Picardie, haut lieu des Templiers

Après leur implantation au Marais en 1139, les Templiers y construisirent une puissante forteresse : l'enclos du Temple qui correspond aujourd'hui à l'espace délimité par la rue du Temple, la rue de Bretagne, la rue de Picardie et la rue Béranger, au sud de l'actuelle place de la République. Cet enclos était complété par une tour de guet et un pont levis constituant la seule voie d'accès au Temple (aujourd'hui rue des Fontaines-du-temple et rue du Temple).

Mais à la suite d'un procès inique, de fausses accusations, d'humiliations, de tortures et la mise au buché de 54 templiers sur l'Ile aux juifs (aujourdhui l'angle sud de la Place Dauphine), la branche Française de l'Ordre fut démantelée en 1313. Le 12 mars 1314, Jacques de Molay, Grand maitre du Temple, fut lui aussi mis au bûcher marquant ainsi la fin de cet Ordre puissant.

La légende veut qu'à l'instant de succomber sous les flammes, Jacques de Molay lance une malédiction au pape et au roi, les invitant à le rejoindre dans la mort dans l'année. La malédiction allait s'avérer, Clément V meurt un mois plus tard, Philippe le Bel et Guillaume de Nogaret décéderont dans l'année. Cette légende s'est maintenue jusqu'à la suite romanesque historique Les Rois maudits, rédigée par Maurice Druon entre 1955 et 1977. Cette suite et ses adaptations télévisées contribuent à populariser encore davantage Jacques de Molay et sa malédiction :
"Pape Clément !... Chevalier Guillaume !... Roi Philippe !... Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !" — Les Rois maudits, 1955

Concernant les biens des Templiers, ils ont été saisis par la Couronne, et pour ajouter l'insulte à l'injure, ils furent remis à l'ordre des Hospitaliers, ordre rival de celui des Templiers qui fut fondé en Terre Sainte (1050), pour accueillir les pèlerins à Jérusalem. L'ordre des Hospitaliers resta dans l'Enclos du temple jusqu'à la Révolution.

En 1792, c'est dans la Tour du Temple que fut emprisonnée la famille royale. Le roi fut gardé au Temple jusqu'à son exécution le 21 Janvier 1793. C'est de là que partit la charrette le conduisant à la guillotine installée sur la Place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), après avoir traversée les Grands Boulevards. La Reine a été transférée à la Conciergerie l'été suivant, la Princesse Royale, alors agée de 14 ans a été remise aux autorités autrichiennes en échange de cinq prisonniers républicains, et le dauphin de sept ans a été arraché à sa famille et plongé dans une cellule sombre jusqu'à sa mort présumée, le 8 Juin 1795.

Début XIXème, Napoléon fit raser la Tour du Temple, les royalistes en ayant fait leur sanctuaire. L'église d'origine romane et son cimetière connurent le même sort. Seul le palais du Grand Prieur était encore en état lorsque la princesse royale de retour d'exil se rendit sur le site pendant la Restauration, pour y prier et y planter un saule pleureur. C'est à cette endroit que se trouve aujourd'hui l'Hôtel du vieux Saule.


Sources : www.histoire-france.net / Wikipédia

La rue de Picardie et le Carreau du Temple

Partie intégrante de l'Enclos du Temple détruit sous Napoléon, la Rotonde du Temple, construite en 1788 par l'architecte Pérard de Montreuil, bénéfice toujours des privilèges d'extraterritorialité accordés à l'enceinte du temple (exemption de taxes, etc). Les boutiques s'y louent à prix d'or. La Ville de Paris fait construire un marché couvert entre la rue du Temple et la Rotonde. Ce marché édifié entièrement en charpente de bois, œuvre de l'architecte Jacques Molinos, rencontrera un grand succès.

Le marché est alors constitué de quatre carrés ayant chacun sa spécialité :
Carré du Palais-Royal : tapis, soieries, rubans, gants, plumes et articles à la mode.
Carré de Flore : linge de maison
Carré du Pou-volant : ferraille et friperies
Carré de la Forêt-Noire : cuir

Entre ces 4 halles et la Rotonde se trouvait un "carreau", terre-plein où fonctionnait une bourse du vêtement d'occasion, qui durera jusqu'à l'après-guerre.

La ville dans le cadre de la rénovation urbaine voulue par Napoléon III et le préfet Haussmann, décide de remplacer le bâtiment original par une structure métallique, plus sûre face aux fréquents incendies, et lance un concours d'architecture qui sera remporté par l'architecte Jules de Mérindol en 1860.

Cependant le marché décline et en 1892 il ne reste plus qu'une centaine de marchands. En 1901, la Ville de Paris envisage la démolition d'une partie des pavillons alors désertés, pour effectuer une opération immobilière sur les terrains ainsi récupérés. La presse s'empare alors du sujet, et publie de nombreux reportages sur la fin du marché du Carreau du Temple. En 1904, il est choisi pour abriter la première Foire de Paris.

Dans les années 1920 la démolition du dernier tiers subsistant est également mis à la vente en 8 lots seul un lot trouve acquéreur avant la grande crise de 1929 et abrite encore aujourd'hui des logements sociaux de la RIVP. Après la IIème Guerre Mondiale il devient un haut lieu de la fripe parisienne. Il périclite cependant progressivement et dans les années 70, plusieurs projets visant à sa destruction définitive sont présentés.

En 1982, toujours très attachée à ce lieu, la population locale réussit à faire inscrire à l'inventaire des Monuments historiques l'unique bâtiment restant, écartant ainsi définitivement tout risque de démolition future.

Dès 2001, le maire de Paris Bertrand Delanoë fait part de sa volonté de restaurer entièrement le bâtiment.
En septembre 2012, Jean-Luc Baillet (ancien directeur de Hors les Murs, du Centre National des Arts du Cirque et du Centre Culturel Français de Bamako) est nommé Directeur Général du Carreau du Temple, par le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour développer un projet d'activités de loisirs, événementiel et culturel.


Sources : www.histoire-france.net / Wikipédia